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Enfin un match qui se déroule
un samedi ! Les supporters périgourdins en profitent pour
se mobiliser : nous nous déplaçons à 48 pour
voir notre équipe affronter le FC Metz. Le départ
se fait comme d'habitude, du Palais de Justice de Périgueux,
vers 23h. Dès les premiers kilomètres quelques capsules
de bière volent : la route est longue, il faut essayer de
la raccourcir par tous les moyens !!!
Arrêt à Terrasson puis à Brive pour prendre
les derniers collègues. La télé du bus diffuse
" Pirate des Caraïbes " dans une quasi-indifférence.
Nous préférons discuter des déplacements passés.
Délires et crises de rire assurés. Le marathon de
la nuit continu
Toujours bière pour les uns, alors
que d'autres dorment déjà. Premier arrêt sur
une aire d'autoroute. On est où ? Peu importe, on boit un
café et on repart.
Désormais seul le vrombissement du car est là pour
nous bercer. Fini la déconade, la fatigue prend le dessus,
tout le monde s'endort. Deuxième arrêt. On approche
mais la route est encore longue
5h50, l'heure pour certain d'ouvrir une nouvelle canette ! Troisième
et dernier arrêt, le jour est levé, on touche au but
: nous sommes à ¾ d'heure de Marseille.
Vers 8h nous débarquons enfin sur le Vieux Port. Les visages
sont tirés par le voyage, les jambes ankylosées par
une nuit difficile. Déjà la table pour le casse croûte
est dressée. Après ce p'tit déj Périgourdin
direction la Brasserie des Allées. Discutions sur le zinc
avec " Pélo "
Certains se promènent en ville, mais déception tout
est fermé, jour férié oblige.
11h, c'est l'heure du traditionnel apéro géant offert
par la Section devant la Mairie. Nous apprécions la visite
de Gilbert Bourguignon, le plus Périgourdin des Marseillais,
et pour cause : il est originaire de La Chapelle Faucher (24).
Mais déjà se pose un bon gros problème : par
la faute de la nouvelle législation des transport nos chauffeurs
ne peuvent pas nous conduire au Vél' avant 17h et le match
est à 17h15. De plus pas de transports en commun, c'est le
1er Mai !
Sans manquer d'audace, Jean Claude et Franck réquisitionnent
un bus d'une compagnie de voyage Marseillaise. La conductrice aura
la gentillesse de nous amener près du Vélodrome, dans
une ambiance relativement chaleureuse, un peu provoquée par
les effets secondaires du " Danao " de Patou !!!
Pause repas, pause bière, c'est déjà l'heure
d'entrer dans le Stade. Après une légère fouille
il ne reste plus que ces quelques marches à monter pour accéder
au Virage Depé. A chaque fois c'est un vrai bonheur de retrouver
ces travées, c'est vraiment mieux que Tahiti !!!
Les tribunes se remplissent petit à petit
Arrivée
des supporters Messins. Ils sont environ 80. Malgré les sifflets
qui les accompagnent, respect à eux tout de même.
Les étapes habituelles menant au coup d'envoi se succèdent
: Arrivée des joueurs en civil, échauffement, etc.
Puis c'est le moment tant attendu : la sono crache le "
Jump " de Van Halen, les tifos des Virages illuminent le Stade,
tout le monde chante sa fierté d'être Marseillais !
Et encore une fois c'est une immense déception. Notre équipe
est incapable de produire du jeu. Le FC Metz nous bouscule et ouvre
le score sur corner. La défense centrale de l'OM est fantomatique.
Mais que fait Christanval sur le terrain ? Qu'il reste en CFA !
Sommeil quant à lui apparaît bien fatigué, il
se permet même en deuxième mi-temps de bousculer l'arbitre
et écope d'un carton rouge mérité. Qu'il retourne
à Manchester !
Pendant 90 minutes nous assistons à une rencontre médiocre,
insipide, avec pas ou peu d'occasions de but, malgré nos
encouragements. Le spectacle est encore une fois plus dans les tribunes
que sur la pelouse.
Avec l'argent qu'ils gagnent, comment les joueurs osent nous proposer
un spectacle si ridicule ? Certains d'entre nous ont dépensé
presque un dixième de leur salaire pour assister à
ce match !!!
Au coup de sifflet final le score n'a pas évolué.
Le FC Metz l'emporte 1-0. Nous quittons le Virage la tête
basse, dégouttés
mais contents d'être
venus quand même.
Après un buffet offert par la Section, il est temps pour
nous de rentrer. Il faut encore subir les 9h de bus et jouer les
contorsionnistes pour trouver une position pour s'endormir. La route
est longue mais avec la fatigue la nuit parait plus courte qu'à
l'aller.
Arrivée à Périgueux vers 7h00. On se dit au
revoir et à la prochaine. Malgré la défaite,
on est tous fiers d'être supporters de l'Olympique de Marseille
!!!
J-Cristof
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