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Il fallait vraiment être motivé pour se taper 9 heures de bus après les deux défaites de la semaine face au PSG.
Mais bon, on est supporter ou on ne l’est pas. C’est donc à 35 que nous migrons vers Marseille en ce vendredi soir.
Dès le départ l’ambiance est assez calme, il faut dire que 8 défaites consécutives face aux Pedos Sado Gays ça refroidirai même un esquimau en string sur la banquise !
Pour une fois le film diffusé dans le bus fait un peu d’audimat : Ripoux 3, ça va bien pour passer le temps. Mais le second DVD c’est quelque chose : sûrement un truc trouvé dans un
baril de lessive en promo ! Une sorte de navet de première catégorie où des japonais courent après des chinois dans le but évident de leur faire des misères… et comme le son de la TV
est réglé sur 130 décibels, impossible de dormir !!! Heureusement, vers 2h du mat’ une pause café nous épargnera de la fin de ce chef d’œuvre… ouf !
Nous arrivons donc à Marseille vers 8h30. Pendant notre p’tit déj’ sur le Vieux Port (cochonnaille et rouge à volonté !) des agents municipaux sont surpris de nous voir ici,
jugeant que l’O.M. 2004/2005 ne mérite pas tant de sacrifices ! Le ton de la journée est donné. Quand nous arrivons chez Pélo nous apprenons l’appel au boycott du match par les assos
de supporters. Mais nous maintenant qu’on est là on va pas faire demi-tour.
A 11h c’est notre moment préféré : l’apéro offert par la Section face à la mer ! Puis quartier libre.
Lorsque nous arrivons au Vélodrome les consignes du mouvement de grève sont données : personne dans le stade jusqu’au coup d’envoi, pas de tifos, pas de bâches, pas de chants.
J’arrive à obtenir un bon d’entrée pour prendre quelques photos. Les virages sont déserts.
A quelques minutes du match, le bas du Virage Nord se garni légèrement sous la pression de quelques récalcitrants.
Personne pour les retenir…
Ne voulant pas nous joindre à ces « impatients » nous nous retrouvons en haut du Virage, 5 mn après le début de la rencontre.
Une première mi-temps lamentable ou Strasbourg frappe 3 fois sur les poteaux. L’O.M. joue mal sans ses supporters :
il n’y a pas d’encouragements, on entend les joueurs se parler, sensation étrange !
En seconde période les buts de Bamogo et Koke sont accueillis avec peu de ferveur. Fiorèse et Marlet entrent en cours de jeu
sous une bronca indéfinissable…
Au coup de sifflet final, malgré la victoire 2-0, le Stade se vide à une vitesse impressionnante.
Il ne nous reste plus qu’à rentrer chez nous avec tout de même une légère frustration : l’ambiance habituelle du Vél’ nous manque !!!
Le retour en Dordogne est mouvementé : avis de tempête dans le sud-est, le vent souffle à 130 Km/h, le bus est fortement ballotté,
les arbres volent… obligés de rouler à 60 sur l’autoroute… on met 11 heures pour rentrer… il fallait vraiment être motivé…
J-Cristof
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